Les membres sont la force du syndicat.
 

L'histoire du syndicat UNIK. . .

Les membres du syndicat UNIK, aussi connu sous l'appellation Local 34, de l'usine Smurfit-Stone qui ont célébré 30 ans d'existence en 2003  de cette cellule syndicale, qui regroupe 200 travailleurs. Fondé en 1973, un groupe de travailleurs voulait, par la naissance de ce nouveau syndicat, créer un organisme représentant les travailleurs ou ceux-ci puissent davantage prendre part aux décision les concernant. Son premier comité provisoire a vu être formé de MM. Roger Haché, Président, André Ménard, Secrétaire, Jacques Goulet, Claude Gingras et Keith Gorham, directeurs. L'accréditation du syndicat UNIK a été reconnu le 24 juillet 1973, mais la première assemblée des membres a été présentée le 11 avril de la même année.

La base du syndicat: la participation des membres et leur pouvoir de décision. Lors de la troisième assemblée de l'histoire du syndicat UNIK, il est proposé de verser 2 $ pour couvrirles cotisations de mai et juin. Signalons que les fonds de départ avaient été obtenus grâce à un prêt de 2000$ de la caisse d'économie des employés de CIP. Ce prêt avait été endossé personnellement par MM" Roger Haché et André Ménard.

Roger Haché, que plusieurs considérait comme un avant-gardiste, se rendait la même année dans une usine des États-Unis pour étudier son plan de participation aux profits qu'il aimerait pouvoir négocier avec l'entreprise. Aujourd'hui, une telle politique est en vigueur chez Smurfit-Stone. Les années ont passé, mais un autre combat qu'a dû livrer le syndicat UNIK, comme les autres syndicat de l'usine, a été celui des mises à pieds 1993. Il fallait coopérer avec l'employeur qui avait un besoin évident de réduire ses effectifs. Là encore, le syndicat UNIK a laisser sa marque en demandant a l'employeur d'investir dans son usine de La Tuque.

Quel est le rôle du syndicat UNIK chez Smurfit-Stone aujourd'hui? On peut d'abord définir comme celui d'un collaborateur. "Ce qui a été amené par Roger Haché est appliqué. On tient compte des idées des employés et ils sont au courant des problèmes de l'entreprise et aussi quand sa va bien" poursuivait M. Lavoie, qui citait comme exemple une table mensuelle de direction, autour de laquelle s'assoient les dirigeants de l'usine et les représentants syndicaux.

"Après 30 ans, on ne parle plus de cette lutte entre les syndicats, on respect chacune des parties. Si un groupe a une idée, un autre groupe peut en profiter" résumait M. Richard Lavoie.

La première lutte que nous ayons connue a été celle pour se structurer et former un syndicat" se rappelle Richard Lavoie, anciennement secrétaire au syndicat jusqu'en mai 2002. Par la suite, éclatait une grève touchant le local 530, en 1973. Les employés devaient prouver qu'ils ne faissaient pas partie du conflit de travail. Pour les travailleurs, il fallait franchir les lignes de piquetage pour pouvoir montrer qu'ils voulaient travailler. Période difficile, car il fallait manoeuvrer avec l'assurance-chômage, puisque l'usine était paralysé. LEs travailleurs avaient même occupé les locaux du bureau du centre d'emploi, en septembre pour tenter d'obtenir gain de cause. C'est le 24 septembre 1973 que l'appel de l'assurance-chômage est rendu favorablement pour les travailleurs, trois juges renversaient ainsi la décision d'une fonctionnaire.

Le 10 décembre de la même année, débutaient les négociations pour une premièere convention collective. Le syndicat UNIK s'est également impliqué, en mars 1974 suite à une demande de la compagnie rouvrir le contrat pour faire face au coût de la vie. Se heurtant à une réponse négative, un conflit éclata. Sous l'initiative de Roger Haché, prsident du syndicat UNIK, devait débuter un ralentissement de travail de tous les employés. Devant le désordre, la Compagnie Internationale de Papier cédait et ajustait les salaires en conséquence.